Chenet, Georges (1881-1951)

Contenu

Identité

Nom de l'érudit

Chenet

Prénom(s)

Georges

Chercheur responsable de la fiche de l'érudit

Michiel Gazenbeek
Simon Ritz

Genre

Homme

Nationalité

Française

Date de naissance

1881-06-13

Lieu de naissance

Date de décès

1951-05-31

Informations relatives à la santé

Glycosurie
2 AVC
Blessure de guerre à la cuisse gauche

Lieu de décès

Lieux de résidence

Identité du père

Henry Chenet (1853-12-10/1883-04-11)

Nom du père

Chenet

Prénom(s) du père

Henry

Année de mariage du père de l'érudit

1879-06-16

Profession du père de l'érudit

Identité de la mère

Gabrielle Marie-Louise Mélanie Laurent (1855-11-23/1930-11-03)

Nom de la mère

Laurent

Prénom(s) de la mère

Gabrielle Marie-Louise Mélanie

Connexions familiales

Soeur : Henriette (1882-1960)

Identité de l'épouse

Madeleine Meunier (1891-05-24/1989-01-12)

Nom de l'épouse de l'érudit

Meunier

Prénom(s) de l'épouse de l'érudit

Madeleine

Date de mariage de l'érudit

1912-04-09

Enfants de l'érudit

Marguerite (née en 1913)
Henry (né en 1915)
Jacques (né en 1920)

Études de l'érudit

Études au collège Saint-Étienne

Lieu d'études

Châlons-en-Champagne

Carrière et activités professionnelles de l'érudit : fonction principale

Distinctions et décorations de l'érudit

Croix de guerre

Voyages et séjours à l'étranger de l'érudit

Syrie

Carrière politique

oui

Informations sur la carrière politique de l'érudit

Maire du Claon (1929-1939)

Description rapide de la ou des collections de l'érudit

Céramiques argonnaises
Mobilier archéologique (parures funéraires, pierres taillés, trouvailles sur les fouilles, etc)
Les collections de céramiques ainsi que les notes de Georges Chenet ont subi des dégâts durant les deux guerres mondiales. Un courrier envoyé par l'érudit fait état des pertes. Il raconte qu'en 1940, un soldat allemand s'était présenté au maire du Claon (ou quelqu'un qui en avait les fonctions) pour "étudier" la collection Chenet. .

Lieux de conservation de la collection

Georges Chenet offrit un grand nombre de ses objets au musée de Saint-Germain-en-Laye, dont le conservateur M. Lantier vint choisir le mobilier au domicile du collectionneur. Les dons et ventes de ses objets sont soigneusement inventoriés dans les courriers envoyés par Georges Chenet.

Société savante

Société des Lettres, des Sciences et des Arts de Bar-le-Duc
Société d'archéologie champenoise
Société des Naturalistes et Archéologues du Nord de la Meuse
Comité des Travaux Historiques et Scientifiques
Commission des Monuments Historiques
Institut de France

Publiant dans le cadre de la ou des sociétés savantes

Publiant

Responsabilités de l'érudit dans la ou les sociétés savantes

Membre correspondant de la Société des Lettres, des Sciences et des Arts de Bar-le-Duc (1907)
Membre correspondant avec la présidence de la Société d'archéologie champenoise (1907)
Membre correspondant au Ministère de l'Instruction publique
Membre non résident du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (1931)
Correspondant à la Commission des Monuments Historiques (section préhistoire)
Correspondant à l'Institut de France

Présence de l'érudit dans la BDD France savante (CTHS)

Production scientifique de l'érudit : imprimés

Portraits de l'érudit

Photographie de Georges Chenet (Archives privées - famille Chenet)
Dessin représentant Georges Chenet, par Lucien Jacques, le 29 juin 1928 (coll. Dominique Chenet).
Photographies : Georges et Henriette Chenet enfants (Archives privées - famille Chenet)
1915 - à Guingamp (deux photographies, Archives privées - famille Chenet)
Georges Chenet et sa famille en 1936 (Archives privées - famille Chenet)
Georges Chenet lors d'une communication (Archives privées - famille Chenet)
Georges Chenet et le docteur Jules Meunier à Lavoye (Archives privées - famille Chenet) - famille Chenet lors d'une réunion à Strasbourg en 1929 (Archives privées - famille Chenet)
Georges Chenet lors de la première mission en Syrie (Archives privées - famille Chenet)
Georges Chenet lors de la présentation des objets à Lattaquié en 1929 (Archives privées - famille Chenet)
Georges Chenet à Baalbeck en avril 1932 (Archives privées - famille Chenet).

Autres informations

Précisions sur le lieu d'habitation :
9, place Saint Michel, Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) (1948).

Bibliographie concernant l'érudit

BONNET S., JOFFROY R., Le cimetière de Lavoye - Nécropole mérovingienne, Paris, éd. A & J. Picard, 1974.

BONNET Serge, SANTINI Charles,  BARTHELEMY Hubert, "Les sauvages de Futeau. Verriers et bûcherons d'Argonne aux XVIIIe et XIXe siècles", Le Mouvement social, n°57, octobre-décembre 1966, p.143-180.

BRANDT R., GAZENBEEK M., VAN DER LEEW S., VERHAGEN P., "La gestion du patrimoine archéologique régional ou de l'usage des modèles prédictifs en SIG : L'Argonne, un cas d'école", XXVe rencontres d'archéologie d'Antibes, Antibes, éd. APDA, 2005.

CHENET M., "Douce maison", Cahiers du Contadour, 1938.

CHRISTIE-MALLOWAN A., La romancière et l'archéologue, Paris, Payot, 2005 [1946].

CLÉMENT R., "Un compte d'un briquetier gallo-romain du pays de la Moselle", Revue des Études anciennes (Bordeaux), 1927, p. 205-207.

DELANGLE M., "Nécrologie", Bulletin de la Société des Naturalistes et Archéologues du Nord de la Meuse, 1951, p. 12-13.

DELIÈGE E., Pays d'Argonne, Reims, Matot-Braine, 1907

DELIÈGE E., Un poilu de de la forêt d'Argonne, Paris, Librairie Gedalge, 1916.

GAUDRON Guy, "Georges Chenet (13 juin 1881-31 mai 1951)", Gallia, 1950, t. 8, p. 107.

GAZENBEEK M., VAN DER LEEUW S., "L'Argonne dans l'Antiquité : étude d'une région productrice de céramique et de verre", Gallia, t. 60, 2003, p. 269-317.

GAZENBEEK Michiel, RITZ Simon, "Georges Chenet (1881-1951)", dans : BLANCHARD Jean-Christophe, GUYOT-BACHY Isabelle (dir.), Dictionnaire de la Lorraine savante, Metz, Éditions des Paraiges, 2022, p.94-96.

GODARD M., "Saint Gengoult, martyr et patron des "maumariés"", Terres d'Argonne, 2013, p. 23-38.

GRAN-AYMERICH E., Les chercheurs du passé. 1798-1945. Aux sources de l'Archéologie, Paris, CNRS éd., 2007.

JACQUES L., Carnets de moleskine, Paris, Gallimard, 1939.

JAFFROT E., NADEAU A., "Une activité potière du VIIe siècle au 20 rue de la République à Vanves (Hauts-de-Seine)", Revue archéologique du Centre de la France, t. 51, p.189-216.

JOFFROY R., "Le cimetière mérovingien de Lavoye. Nécropole mérovingienne", Bulletin Monumental, t. 33, 1975.

JOLY S., BOUILLON J., "Un four de terre cuite architecturale de la fin du Moyen Âge ou de l'époque moderne à Gournay (Centre,Indre)", Revue Archéologique du Centre de la France, t. 51, 2012, p. 245-269.

LAVIGNE L., Le patois de Cumières et du Verdunois, Verdun, R. Marchal, 1939-1940.

LAVIGNE L., "Repas aux champs", Mémoire de la Société philomathique de Verdun, 1946.

LAVIGNE L., Histoire de Cumières, Verdun, J. Martin, 1958.

LANDOLT M., SCHNITZLER B., LAPARRA J.-C., MOUROT F., LEGENDRE J.-P., "Des tranchées aux musées : l'archéologie pendant la Grande Guerre en Alsace et en Lorraine", 2017 [En ligne].

MÉCHIN Colette, "Georges CHENET (1881-1951). De l'Argonne à la Syrie, itinéraire d'un archéologue", Terres d'Argonne, 2018, 168 p.

Webographie concernant l'érudit

Commentaires libres sur l'érudit

Il a négocié la vente de la collection de Jules Meunier, son beau-père (décédé en 1924), en 1926, puis la sienne en 1945, au nom de ses héritiers. En 1912, la première vente (pour la collection concernant le cimetière mérovingien découvert à Lavoye par Jules Meunier et Georges Chenet) a été négociée par le musée de Saint-Germain-en-Laye pour la somme de 35 000 francs. La deuxième eut lieu en avril-mai 1926 et s'est vendue pour 30 000 francs. Enfin la dernière collection, dont la vente s'est effectuée en octobre 1945, est achetée pour un montant de 200 000 francs.
Georges Chenet réalise également des expertises et sert d'intermédiaire entre les particuliers et les musées, certains étrangers, et les collectionneurs.
Georges Chenet a entretenu une correspondance avec des membres du musée de Saint-Germain-en-Laye.
Marguerite Chenet déposa les premiers documents du fonds Chenet aux Archives départementales de la Meuse (dépôts 1989, 1995) puis, à sa mort, son neveu Éric Chenet prit le relais (dépôts en septembre 2017, aux Archives départementales de la Meuse).

Dans la Revue des Musées, il publie des articles, des revues, des comptes-rendus d'ouvrages en français, anglais et allemand. Il rédige également des nécrologies, des notes de terrain et fait des descriptions d'objets. Georges Chenet est membre du Comité de rédaction et s'implique énormément dans sa fonction éditoriale. Celle-ci lui permet d'être au centre des recherches abondantes des années 1920-1930. De plus, il assiste a des congrès dont celle organisée par le Comité des Sciences Savantes, à la Sorbonne en 1927 et 1928.
Il participe en 1934, au Congrès de la Société Préhistorique de France qui se déroule à Périgueux. Il fait un compte-rendu de cet événement dans la revue des Sciences et Voyages en 1934. En 1938, il prend part au Congrès du Cinquantenaire de la Société des Naturalistes et Archéologues  du Nord de la Meuse qui se déroule à Lachalade. Il communique sur la route consulaire reliant Metz à Reims. Cette intervention n'a pas été publiée à cause de la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Georges Chenet est né à Cumières, dans la Marne. Son père, maître tuilier au Claon, meurt alors qu'il n'a que deux ans, quelques mois après la naissance de sa sœur Henriette. La mère de Georges Chevet est alors désignée officiellement comme responsable de l'entreprise en 1883.
Georges Chenet effectue des fouilles archéologiques en Argonne, bien avant sa mobilisation pour la guerre, sous la tutelle de Jules Meunier, son beau-père. Médecin de profession et archéologue amateur éclairé, il l'initie à la recherche consciencieuse des sites argonnais.
Dans son livret militaire, il est désigné "dispensé" dans la rubrique de Décision du conseil de révision et motifs, article 21, car il est fils unique. Il participe tout de même à la guerre 1914-1918 au sein du 161e Régiment d'infanterie. Il est récompensé de la Croix de guerre pour avoir sauvé son commandant de brigade renversé lors de l'explosion d'un obus. Blessé le 2 septembre 1914 au combat de Montfaucon, il est transféré à l'hôpital de Moissac. Jules Momméja, conservateur du musée d'Agen, l'emmène alors visiter plusieurs sites archéologiques pendant la guerre. Remis mais affecté de glycosurie, Georges Chenet devient le secrétaire du médecin chef de Guingamp (1915-1919) et fait venir sa famille en 1916. Le 15 mars 1919, sa démobilisation est validée par le dépôt démobilisateur du 94e R. I.. Il se rend par la suite à Lavoye (Meuse).
La tuilerie, détruite pendant la guerre, n'est pas reconstruite. Dans un document de recensement, effectué par le Claon en 1926, Georges Chenet est désigné comme étant "agriculteur-herbager" à défaut de pouvoir se déclarer archéologue.
Il effectue plusieurs fouilles archéologiques et devient maire du Claon de 1929 à 1939. Le 25 novembre 1939, Georges Chenet rédige son dernier compte-rendu en tant que maire. À partir de 1929-1930, il effectue plusieurs voyages en Syrie avec Claude F. A. Schaeffer (archéologue alsacien) où ils réalisent des campagnes de fouilles jusqu'en 1939. Georges Chenet publie de nombreux ouvrages et fait des conférences sur ce sujet.
En France, il entreprend des opérations archéologiques tout d'abord dans les bois du Claon. Il suit Jules Meunier à Lavoye où il effectue des recherches archéologiques. Georges Chenet intervient également sur les sites d'Auzéville-en-Argonne, du Pont Verdunois, de Florent-en-Argonne, de Neuvilly-en-Argonne, de la Croix de Pierre, Récicourt, Verrières-en-Hesse, Avocourt, Cheppy, Vauquois, Saint-Laurent-sur-Othain ou encore de Senon. Lorsque survint la Seconde Guerre mondiale, il part vivre à Sauveterre-la-Lémance avec sa famille. Après 1946, ils s'installent finalement à Villeneuve-sur-Lot.

La santé de Georges Chenet se dégrade après deux arrêts cardiaques. Il s'éteint le 31 mai à Agen.

Collections

Photographie de Georges Chenet C. Schaeffer (à droite) et Georges Chenet (à gauche) lors des fouilles de Minet el-Beida